Critique BD Tokyo est mon jardin

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Tokyo est mon jardin

par vedge le ven. 14 juin 2019 Staff

Acculturation d’un Gaïjin

Le premier récit, « Love hôtel », récit de voyage psychédélique, d’un jeune français dilettante et séducteur, au Japon, impressionne par son travail noir et blanc dense et précis.

On suit avec un petit sourire narquois, les montagnes russes sentimentales, fortement imbibés de saké, de ce jeune homme parti sans beaucoup réfléchir à la quête d’un amour impossible ; Celui d’une jeune japonaise de 17 ans.

Le deuxième récit, qui donne son titre à l’ouvrage, est plus abouti dans le ton et dans le trait, plus optimiste aussi.

On sent l’auteur dans cette deuxième biographie adaptée plus acculturé, plus serein, plus intégré et inspiré.

Le trait du coup s’éloigne de la densité brute du noir pessimiste pour cheminer vers une clarté et une ligne qui s’inspire en partie du manga, version Jirō Taniguchi.

C’est une excellente idée éditoriale d’avoir rassembler les deux histoires en un seul volume, pour appréhender l’évolution de l’auteur.

En bref

Deux récits dessinés par Boilet qui montrent son arrivée, son acculturation au Japon et l’incidence de cela sur son style graphique.

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Tokyo est mon jardin
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