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Mist gears blast

par Auray le jeu. 18 févr. 2021 Staff

Rien que de la vapeur d'eau !

Une fois n'est pas coutume, commençons par la fin et un avertissement. Ce n'est pas pour rien que l'on vous met à la fin un QR code lié aux jeux vidéo japonais ou encore sur le roman toujours inédit dans notre pays. Ce manga se lit à part, mais fait partie d'un tout. Il faut comprendre que l'on va croiser la protagoniste principale de la version écran à un moment de l'histoire, et que la version manga correspond bien à de l'inédit et à une histoire originale sur le monde de Mist Gears. Mais, et il y a un gros MAIS, la version romancée constitue à la fin en intégrale. Il n'enlève en rien de la qualité intrinsèque du titre, mais comme vous allez le lire plus tard, il enlève le gros de l'intérêt de ce titre si on ne publie pas plus tard cette partie.

Sinon, quand j'ai lu le pitch de ce premier volume, ça m'a tout de suite rappelé cette histoire de Stephen King. Je ne sais pas si ça eut une source d'inspiration, mais on va dire que ça y ressemble. Car notre petite gamine, Nagi, qui a l'air orpheline, rêve du monde de la surface. Mais, à la moindre inspiration toxique à l'extérieur, c'est la mort assurée. Son père n'en est d'ailleurs jamais revenu malgré toutes ses promesses et son air assuré d'autrefois. La petite croit dur comme fer qu'il est encore en vie et elle est prête à prendre tous les risques pour le prouver. Mais il faut dire qu'avec sa force herculéenne, elle est mieux parée que les autres à cette aventure.

Du coup, on suit son air naïf et enjoué d'un jeune Goku dans Dragon Ball, et on part évidemment rapidement à la surface avec tous ses dangers. Elle y fera des rencontres fortuites et hasardeuses de monstres, comme celle de futurs compagnons d'armes. L'histoire s'étoffe tranquillement avec ses références issues des jeux vidéo ou de Nekketsu. Rien de bien nouveau à l'horizon vous allez me dire, et bien oui, c'est vrai, mais on se prend à continuer notre lecture de manière agréable, et même à se prendre au jeu, si j'ose dire.

Sinon, les dessins de Yoichi Amano sont réussis, aussi bien pour les expressions que lors des scènes de bataille. On admire encore plus lorsque les scènes qui s'illustreront sur toute la page. Et, c'est d'autant plus dommage et dommageable.

Car, à l'heure d'aujourd'hui, contrairement à notre héroïne, je ne me sens guère optimiste quand la version roman qui n'est pas sorti en même temps que celle du manga. Certes, l'investissement est moindre quand il s'agit d'une série courte en deux tomes, mais même le RPG n'est qu'en japonais ! C'est à se demander pourquoi la sortie de ce titre se trouve dans le catalogue Delcourt Tonkam ?

En bref

«Bienvenue à toi, petite étrangère... dans la cité de Blizzaryen... le dernier bastion de ce monde. »

6
Mist gears blast
Positif

Un scénario de base qui reste intéressant

Le beau dessin fidèle à l'esprit shonen

Monsieur Arashi

Negatif

Une fin inédite ne se trouvant qu'en roman et en japonais pour l'instant (et il y a peu de chance que ça change)

Un jeu vidéo toujours en japonais

Une histoire qui a l'air de peu sortir des sentiers battus et du nekketsu en général

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